Pour vous, la Sologne en un mot ?
Sauvage.
Un souvenir d’enfance à partager avec nous ?
La première fois que j’ai entendu un cerf bramer à l’âge de 5 ans avec mon grand-père.
Cerf que nous avons approché dans la brume et que j’ai vu surgir comme un songe, sauvage, hiératique, bestial. Ce moment a sans doute inspiré mon roman, Le Grand Brame.
Vos balades préférées en Sologne… A deux version romantique ?
Le brame du cerf en septembre à Ligny-le-Ribault.
En famille côté nature ?
Balade sur les bords de l’Étang du Puits.
En solo façon aventurier sportif ?
Descente de la Loire en canoë, pour découvrir au fil de l'eau la faune et la flore de Sologne.
Si vous deviez choisir un lieu, un seul ?
La petite place de Souvigny-en-Sologne.
Parlez-nous de la faune et la flore de la région ? Où peut-on l’observer en priorité ?
Le soir, au gagnage (dans les champs en bordure de forêts), on peut observer partout des cerfs et des chevreuils. Plus tard, ce sont les hardes de sangliers que l’on peut apercevoir. Sur chaque point d’eau, de nombreux canards : sarcelles, milouins, colverts, souchets ainsi que des hérons, des aigrettes, des cormorans et des rapaces, buses et autres…
C’est une faune très variée et très riche malheureusement polluée par les innombrables oiseaux-gibiers, perdreaux et faisans que les chasseurs lâchent pour la chasse…
Une belle façon de découvrir la Sologne est de la sillonner les petites routes et chemins avec des roulottes tirées par des chevaux. Formidable moyen de déplacement écologique et respectueux de l’environnement qui permet, en outre, de voir beaucoup d’animaux sauvages.
Un coup de cœur hébergement?
Sans conteste les cabanes perchées du jardin des Lierres à Vouzon, où Christine et Nicolas offrent pour une nuit ou plus un vrai dépaysement dans des cabanes perchées dans les arbres… un rêve d’enfant en quelque sorte !
Votre mot de la fin?
J’ai deux souhaits : que soit interdit le lâcher d’oiseaux-gibiers après le jour de l’ouverture de la chasse ; que la pose d’engrillagement (le cancer de la Sologne) dans le but de créer des parcs de chasse soit soumis à autorisation préalable et systématiquement refusé aussitôt que l’impact néfaste pour l’environnement et la faune est diagnostiqué.